Des cases et des catégories

J’ai encore passé une journée à me morfondre sur Twitter et Facebook. Enfin, une journée. Disons plutôt une nuit et une matinée.

Et vous savez ce qui me sidère chaque jour un peu plus ? L’incapacité des gens à prendre du recul. La passion du premier degré. Même lorsqu’on explique les choses, la majorité s’arrête sur les apparences.

mindmap


Alors oui hier Mélenchon et Philippe, Salamé et les autres. C’est sympa ces petits apéros dinatoires de la politique spectacle, mais à quel moment incite-t’on les jeunes générations à s’impliquer en politique ? Pas à suivre bêtement le premier hâbleur du marché hein ! S’impliquer. Connaître les institutions, leurs contraintes, leurs fonctionnement, leurs histoires et s’impliquer pour servir les concitoyens et non s’enrichir.

Bref, passer du 4ème mur de leurs écrans à la vie réelle. Vous me direz « Mais ce n’est pas à la télé de le faire, qu’ils se débrouillent ! »

Bah oui. Mais regardez-vous, regardez-nous. Si nous n’avons pas un coach pour faire du sport, si on arrive pas à convaincre un ami de venir courir, si on ne trouve pas quelqu’un pour nous payer pour un travail que l’on fait sans lui, si on est tout seul ? Avouons-le : rien ne se fait tout seul. Les rares qui sont assez audacieux font l’histoire, nous autres la suivons.

L’information devenue amusement. Voilà ce qui noie nos esprits à longueur de temps ; ce ne sont plus les publicités qui usent du temps de cerveau disponible, ce sont les émissions autour. Et je ne parle que de la télé, mais c’est extensible à tout ce qui passe par ces petits écrans qui envahissent nos vies.

Et s’il n’y avait que la politique ! La quête permanente de l’image, de l’intérêt. Le « Like » tant attendu et pour lequel on fait n’importe quoi. Et surtout ne pas lancer de débat de fond, l’appeau à trolls s’y cache.

Dernière exemple en date : pourquoi laisse-t’on passer des publicités ou comportements misogynes ? Dès que l’on en relève le caractère discriminatoire on se fait accuser de premier degré ? Où est la réflexion ? Où sont les analyses ? Où veut-on laisser s’échapper le libre-arbitre ?

Si je considère anormal qu’un publicitaire joue sur des archétypes « Maman coiffe les enfants, pas papa » c’est à cause de la différenciation sociale induite par ce type de discours. Et ce n’est pas du premier degré, juste du bon sens.


Des cases, tout doit rentrer dans des cases. Ou des #. Au point même que la publicité se sert de cet état de fait pour se différencier.

Et le cerveau, on le met dans laquelle ?

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