Et là mon François, on fait quoi ?

Une magnifique campagne présidentielle s’annonce en 2017, la dernière farce de mon ami François Fillon (à ce niveau là c’est devenu un proche à force de vouloir nous convaincre de tout et son contraire) ce mercredi midi l’a clairement annoncé.

Alors moi aussi, en tant que français comme les autres, à défaut d’une immunité et d’un manoir, je m’exprime.

fuckoffpigeonweb
Hatch art

Sérieux François, tu veux toujours y aller ?

Certes, les statuts de Les Républicains et le règlement de la primaire de droite t’en octroi le droit. Certes, ton micro parti Force Républicaine t’en donne les moyens (l’argent de la primaire plus les dons, on arrivera bientôt aux 10 millions). Certes, la présomption de ton innocence prévaut et personne ne peut te désigner coupable tant que la justice n’aura pas fait son travail.

Certes tu as encore des soutiens : E. Ciotti, B. Retailleau …

Certes tu as l’ambition de bénéficier d’une immunité présidentielle.

Certes tu es entouré de gens qui veulent bénéficier de tes futures largesses à leur encontre.

Qu’as-tu fait de ta vie ?

Tu as 63 ans dans deux jours, et qu’as-tu donc fait de ta vie ? Depuis 36 années tu es passé de conseiller général à député (en même temps tant qu’à faire), ministre, président de conseil général, président de conseil régional, sénateur, premier ministre…

Mais bon, finalement, tu n’as jamais rien fait d’autre. A part inventer Internet je veux dire ? Et faire flamber le coût de la LGV en imposant un arrêt à Sablé sur Sarthe ?

Néanmoins, je te l’accorde, ton projet de guerre civile semble bien parti. Tu as su jouer sur une sémantique tout à fait ordurière à l’encontre des médias et de la justice, et ta volonté de manipuler les franges les plus conservatrices de l’électorat pour forcer la main au législatif et à l’exécutif est claire. C’est fin, il ne reste plus qu’à te trouver un petit million de manifestants au Trocadéro et on pourra enquiller sur le coup d’état qui te fascine tant.

Et sinon, la démocratie ?

Ah oui. Désolé de t’embêter avec ça, mais la démocratie ? Oui ce droit que chacun à de décider pour lui et son pays, en liberté et conscience. Tu sais ce truc que les primaires étaient sensées réduire à peau de chagrin. Ca y est, tu vois de quoi je parle ? Alors, on fait comment avec ça ? Parce qu’à un moment il va falloir y passer. Donner des idées, débattre, discuter et si ça intéresse du monde, se mettre au boulot.

Ah oui. Boulot. Ce truc qui concerne la plus grosse partie des français : ça les occupe toute la journée et en échange on leur donne un peu de sous pour qu’ils puissent dormir quelque part et manger des plats en boîte. Non parce que ça c’est quand même le quotidien des gens qui pourront te filer le tiens. Et ça les inquiète un peu.

Mais pas toi apparemment…

 

Lettre à François, Marine, Benoît et les autres…

Fils d’ouvrier, simple entrepreneur, ni noble ni riche autrement que de ma famille et de mes enfants, disposant d’un toit à crédit et soumis à la contrainte quotidienne du travail et du stress éducatif je sais que de mon humble position je ne devrais pas oser vous interpeller de la sorte.

Mais vos attitudes, votre mépris, vos mensonges, vos dénis, l’atavisme de votre communauté consanguine, vos égos, vos mafias, votre ignorance, votre capacité à maltraiter tant de gens pour votre image ou bon plaisir, votre rejet de l’humanité et du bien commun ont largement eu raison de ma patience.

Comment pourrais-je mentir à mes propres enfants lorsqu’ils me demandent l’intérêt d’une démocratie ? Comment pourrais-je continuer à les éduquer dans ce monde que vous façonnez à votre image, suintant la corruption et le mensonge ? Comment me regarderais-je encore en face si je ne levais la tête pour vous jeter mon mépris à la face ? Mon droit ? Ma vie. Je n’ai besoin d’aucune autre justification !

colere

Vous toutes et tous, candidats de l’establishment, guidés par la quête du pouvoir et de l’argent, n’oubliez pas que votre devoir est de servir la Nation et non de l’asservir. De là je refuse de vous accorder un vouvoiement de dévotion : je ne vous adresserai mes reproches que par le tutoiement qui sied entre humains, sans distinction de classe ou de moyens !


fillon

Mon cher François,

il semble qu’il y ait une incompréhension notable de ta part sur la situation. Oh, tu peux bien crier au complot, à la volonté de détruire une mouvance ou une personne. Cette rhétorique dont tu uses pour justifier l’injustifiable est fortement contrariante : tu as fait ce que tu as fait, et ce n’est pas illégal. Nous sommes d’accord sur ce point : toi et tes camarades seraient bien idiots de voter des lois punissant vos arrangements et magouilles diverses ! Non ce n’est pas illégal, juste immoral.

Peut m’importe ton statut de châtelain, ton aisance matérielle, ton statut de notable de campagne, le dédain que tu affiches pour la populace ou ton désastreux bilan de premier ministre, tes absences de députés ou de sénateur.  Tu affiches clairement ta mauvaise foi à chaque instant en prétendant lutter contre les dérives politiciennes, le carriérisme ou la corruption. La droite, ou du moins ton parti, n’est pas la Nation. Ton droit est de représenter ceux qui votent pour toi, pas de croire en un blanc-seing pour te goinfrer des avantages que vous vous accordez entre vous. La morale, ce n’est pas ton absence d’éthique, c’est l’exemple que tu es sensé donner en tant que représentant. Mais ça je sais que tu ne le comprends pas.

marine

Ma très chère Marine.

Tout d’abord rassure-toi, il ne s’agit que d’une formule de politesse. Nourrie de haine et de colère je comprends bien que toute forme de considération te paraisse de prime abord brutale. Je pense que tu as un problème, une forme de déni associé à une perte de repères. Le ton puéril que tu as, tes vociférations sans fin, tes magouilles et mensonges permanents. Sans rire, ça ne t’use pas ? Moi si. Tout le monde. C’est épuisant de supporter tout ça, tous ces relents de ce que l’humanité à de plus bestiale et néfaste. Ces idées nauséabondes dont on sait parfaitement qu’elles ne sont rien de plus qu’un prétexte pour le pouvoir et l’argent.

Tes petites sottises du parlement européen me semble bien loin de ton discours aboyé de longue date, dénonçant à tour de bras tout ce qui pourrait faire peur à des concitoyens peu versés dans les rouages administratifs. Jouant des peurs infantiles et de l’idée que la terre qui te porte t’appartienne, tu parles d’une France dont tu ne connais pas même l’Histoire. Celle écrite par les actes de gens biens, tu sais, pas comme les bonimenteurs de ton genre. L’histoire de millions d’êtres humains, pas celle des quelques bouledogues dont tu t’entoures et qui forment ta meute suante et malodorante.

hamon

Mon bon Benoît.

Une belle primaire, un beau parcours ma foi. Te voilà, effronté parmi les soumis, candidat à un système que tu dénonçais. Tu as bien œuvré depuis ces années pour devenir l’apparatchik qui mérite le titre de candidat. Il est malheureux d’envisager que tu devras faire avec ceux qui te planterai bien dix centimètres d’acier entre les omoplates. Tu représentes la gauche ? Cette portion de gens qui pensent à l’humain, au don de soi et au partage. Surtout ne met pas trop en avant ta carrière, ton égo et ton ambition : ça pourrait être mal perçu.

Franchement à te voir lever la tête au sein de l’élevage intensif de candidats qu’est devenu le PS cela ne m’a fait ni chaud ni froid. Les primaires ? Elles portent bien leur nom : pas même capable de bosser ensemble vous demander aux autres de trancher pour vous. Certes au passage l’appareil récupère de l’argent et du temps de parole non décompté. Belle affaire : un système qui vit sur le dos de ceux qui sont sensés exiger un engagement de votre part. Le monde à l’envers, et c’est là le problème : c’est ton monde, pas le nôtre. Vas-y, fait nous rêver. On sait bien que de toute façon tu feras comme les autres. On ne coupe pas la main qui nous nourrit n’est-ce pas ? Personnellement je continuerai à faire comme avant : t’ignorer.

melenchon

Très cher Jean-Luc,

toi aussi je te tutoie. Toi aussi je te méprise. Toi aussi tu te moques de nous. Toi aussi tu ferais mieux de baisser la tête et filer doux. Toi aussi tu joues l’ambivalence sur le désespoir des gens. Tu prétends consacrer ta vie aux autres, mais si depuis 1985 tu es élu quelle part de tes fonds et indemnités as-tu consacré aux autres ? Conseiller régional, sénateur, cumulard, ministre, député européen.. Beau parcours de contestataire et de défenseurs des petites gens. Tu crois réellement pouvoir y associer l’étiquette de pourfendeur du système ?

Je compatis lorsque je te vois teindre tes cheveux pour paraître plus dynamique et moins fatigué. Ça ne doit pas être facile tous les jours de jouer la comédie et de tenir un discours de prolétaire quand on est issu de la bourgeoisie élective. Il doit falloir travailler pour trouver des contre-arguments à tous ces miséreux qui te reprochent d’être comme les autres. Pas simple de travailler à ce point une image qui ne correspond à rien d’autre que celle des gens que la majorité des français rejette. L’humilité apparemment est un sujet sur lequel tu as oublié de plancher.

macron

Cher Emmanuel, cher Toi.

Tu es le jeunet de l’année, propre sur toi, bien coiffé, souriant et courtois. Bienpensant sans doute aussi et surtout bien attentif à ta carrière prometteuse. Bah oui, pourquoi ne pas profiter de l’effet de levier du rejet du système pour démarrer une nouvelle aventure : une élection. C’est sûr que jusqu’à présent tu n’as jamais employé de membre de ta famille avec l’argent public en tant qu’élu: tu ne l’as jamais été. Et tu as raison, prend garde à ne pas prendre position sur ce que tu feras une fois choisit, les sondages n’aiment pas ça.

Petit ministre gentiment insultant avec tous, tu réponds qu’à nous autres pauvres il suffit de prendre le bus ou d’espérer ne plus payer le RSI pour être heureux. Heureux de nos sorts, pendant que dans ton château présidentiel tu te rêves adulé et jamais contesté. Il semble que tu aies oublié que l’état ce n’est pas toi. Hormis ton bilan pas très folichon aux finances tu aurais pu prendre le temps de te renseigner sur nos institutions : tu n’es pas roi, tu ne choisis pas qui doit être élu pour être toujours d’accord avec toi. La différence entre une banque et un pays c’est qu’un député n’est pas un actionnaire de l’état.

floppee

Chers tous,

ceux que je n’ai pas cité et pour lesquels je n’ai pas plus de tolérance à entretenir : petits conseillers municipaux imbus d’eux-mêmes. Maires notables et dictateurs. Présidents de conseils conservateurs et incompétents. Cumulards. Ambitieux sans passion ni raison. Carriéristes. Sénateurs et députés sans vergogne soumis à l’appareil. Lâches. Vous ne méritez rien de ce que vous avez. Rien de ce qui vous a été confié ne vous appartiens. Vous n’avez aucune légitimité à vous opposer à la colère d’un peuple, d’une nation, d’une mère ou d’un père.

Vous prétendez incarner ? Représenter ? Assumer ? Là je ne sais même plus comment rire. Justifier l’injustifiable est le pire des mensonges. Soyez adultes et courageux une fois dans votre existence. Soyez l’incarnation de la fierté que vous avez oublié : acceptez l’incompétence, acceptez de céder, acceptez de donner le choix à d’autres. L’exemple.

Et à toutes celles et ceux qui donnent d’eux-mêmes,

qui prennent de leur temps et de celui de la famille je ne saurais dire que merci. A toutes celles et ceux dont on ne parle jamais, qui se bouge pour lutter contre ces empêcheurs de vivre, tous ces petits élus engagés qui connaissent la vie et le choix de l’altruisme, merci.

Quant à vous amis militants,

je ne vous hait pas. Je vous plains, sincèrement. J’y ai cru longtemps, j’ai vu la déception des autres, je sais quelle sera la vôtre. Croyez en vos convictions, soyez exemplaires pour les appuyer et surtout ne tomber pas dans leur piège. Vous ne leur devez rien !

Élections législatives de 2017, un troisième tour à fonds perdus !

Les primaires achevées certains pensent que le jeu électoral et fait et tentent de vous convaincre qu’en France le bipartisme est la seule solution face aux extrêmes, celles pour lesquelles vous commencez à voter pour contrer les deux grands partis, sic !

Mais la présidentielle pose une vraie question de stratégie pour les candidats déclarés : la stratégie de Clausewitz notez, pas celle de Koh-Lanta.

Le code électoral impose désormais la tenue d’élections législatives dans les 60 jours suivants l’élection présidentielle. La représentation nationale est la part élue par suffrage universel du pouvoir législatif (le sénat étant la part des élus territoriaux au suffrage indirect). Le président, pour rappel est l’exécutif, et (normalement) le judiciaire est indépendant.

Pourquoi est-ce que je parle de stratégie ? Tout simplement parce que dans cette configuration le président élu à tout pouvoir de gouverner dès lors qu’il dispose d’une majorité absolue à l’assemblée et au sénat. Là on parle du pouvoir, mais il y a autre chose : le financement des partis, liés aux résultats aux élections législatives.

Suivez-bien, vous allez comprendre.

Pour faire campagne aux législatives, les vainqueurs auront versés à peu près 100k euros dans le panier (38 k€ + 0.15 € par habitant de la circonscription), presque autant pour les seconds. Ces fonds seront remboursés par l’état dès lors qu’ils auront obtenus plus de 5% des voix.

Comment avancer 100k euros ? Soit le parti les fournit pour les candidats les plus sûrs de se faire réélire : les sortants disposant d’un réseau d’influence ou d’un mandat local (maires, conseillers départementaux et régionaux, sénateurs). Le clientélisme reste aussi une bonne manière de garantir une réélection, puisque les fonds distribués pendant 5 ans justifient que l’on réélisent quelqu’un qui continuera à les verser.

Donc certains partis peuvent prêter jusqu’à 50 millions d’euros ? Bah oui, puisqu’ils empruntent auprès de banques, françaises ou non, pour obtenir ces fonds. Mais là on parle d’un parti qui présente 577 candidats, donc soit LR soit PS, et qui a la garantie de faire 5 % partout, donc de se faire rembourser l’intégralité par l’état.

Une fois ces candidatures prises en comptes il faut regarder les plus petits comme EELV, le parti de gauche ou les autres qui finissent par se rallier aux plus gros : si plus de 5% assuré, le parti finance sur emprunt. Sinon le candidat emprunte directement et peut parfois mettre de sa poche. Pourquoi faire puisqu’il ne gagnera pas ? (Soyons réaliste, un candidat qui n’est pas maire d’une grande commune de sa circonscription, sportif ou mannequin célèbre ne recueillera pas de vote). Et bien tout simplement parce qu’il faut 50 représentants d’un parti dont au moins un dans un département d’Outre-mer pour que le nombre total de voix (1% au moins) soit transformé en subventions par l’état.

Un parti subventionné ? Bah oui, pour éviter les problèmes de corruption, de détournement ou de blanchiment les partis politiques représentatifs (donc avec des candidats aux élections législatives) obtiennent un financement public, qui sert à la formation des élus et aux défraiements des activités associatives du parti ainsi qu’aux salaires et loyers.

Vous commencez à bien voir le truc : un parti touche de l’argent public qui permet de présenter des candidats qui se feront rembourser leurs frais par l’argent public, et plus il y a d’élus, plus ils peuvent se faire élire. Je ne vous parle même pas de ceux élus qui vont ensuite employer leurs proches avec l’argent public. Ce n’est pas bien, mais pas illégal …

J’en reviens donc à la problématique des candidats à la présidentielle, moins de gagner une primaire que de récupérer un maximum de députés sortants de leurs camps : plus ils ont de soutiens parmi ces députés, plus ils ont de subventions potentielles. Et ces élus ont besoin de l’étiquette du parti pour se faire élire. Encore une histoire de queue et de serpent…

Regardons donc chacun dans nos contrées qui est candidat en juin, ils sont quasiment tous déclarés, et qui ils soutiennent. Vous verrez se dessiner le portrait de ce que veulent les deux grosses machines PS et LR. Et là se pose la question de certaines candidatures aux primaires ?! Se présenter à la plus haute fonction régalienne ne se fait pas sans compétences intellectuelles. La question stratégique est la principale en politique et il revient à dire que certains sont candidats pour justifier autre chose que leur élection, malgré tout le mal qu’ils se donnent pour le justifier.

On peut aussi s’amuser à regarder des mouvements comme celui de M. Mélenchon ou M. Macron, l’un qui se veut l’incarnation de l’anti-système, mais élu depuis 1985 non-stop (conseiller régional, sénateur, député européen, entre-temps ministre..). Et l’autre le candidat des pauvres et des alcooliques mais banquier de formation et ministre des finances sans vrai bilan.

Maintenant si vous voulez continuer à croire que les primaires étaient une bonne idée, posez-vous la question au mois de juin du pourquoi des ralliements de tant de députés après les résultats de la présidentielle..

Finalement, avec tant d’argent en jeu, il ne faudrait pas laisser des gens honnêtes se faire élire.

C’est l’histoire d’un primaire.. 

L’élection de Donald Trump aux USA est une chose, et l’élection présidentielle de 2017 en est une autre. Alors je ne sais plus trop comment vous le dire, mais vous me gonflez gentiment sur Facebook, Twitter ou autre réseau à vouloir nous faire voter pour un droitard à cette pseudo élection qu’est la primaire de droite.

Primaire de droite, oui ! Le Centre c’est l’idée qu’il existe suffisamment de nuances politiques pour ne pas avoir de bipartisme. Le Centre c’est l’idée d’une politique humaniste et positive pour les progrès sociaux, économiques et culturels. Le Centre c’est ce que devait porter le Modem.

Voir des cadres MoDem participer à cette farce pré-electorale des primaires me confirme juste que ce parti et son idéal sont morts et enterrés. Les mêmes cadres qui ont soutenu Wauquiez ou Retailleau aux régionales et qui aujourd’hui prônent le « rassemblement » derrière A. Juppé, celui qui a poussé la jeunesse de France dans la rue ?

Vos primaires je m’en tamponne gentiment. La démocratie c’est le choix. La primaire c’est limiter le choix pour contrôler les réservoirs de voix. Si ce calcul électoral vous convient alors vous avez un problème pour comprendre le concept de liberté. Et ne venez pas faire la leçon en expliquant qu’il faudra faire barrage au FN : la démocratie c’est la liberté d’opinion. Si ce parti est raciste alors on l’interdit, sinon on propose de vraies idées. Et pas seulement de les empêcher d’appliquer les leurs, toutes limitées qu’elles soient.

Fillon, NKM, Lemaire, Sarkozy ou Juppé peu importe. S’ils ont des idées alors qu’ils les portent à l’élection, tous. Aux français de faire un choix, pas à un parti de leur imposer une limitation de ce choix. Vous pouvez toujours critiquer l’élection de D. Trump avec une minorité de voix, mais le système des primaires revient au même. A force d’appeler à voter à cette mascarade vous participez tous à décrédibiliser les institutions démocratiques, et à renforcer le carriérisme des partis.

Bref, de droite ou de gauche, vos primaires restent des enfantillages.

La théorie du vide ou l’intellectualisme du candidat

(Très) chers élus, candidats, politologues, éditorialistes et autres militants de base, pour rester poli, vous me les cassez gentiment avec vos leçons de politique !

primates

L’exemplarité connaît pas

 Que l’on soit soumis à l’aléa de vos mises en examens, condamnations ou suspicions de trafic d’influence/abus sociaux/favoritisme/etc. est déjà bien assez. Pas une journée ne se passe sans que l’un des membres de vos cercles d’amis de promotion de l’ENA ou de cabinet ne fasse la une de l’actualité judiciaire. Pas un seul repas de famille ne peut désormais se dérouler sans un « Tous pourris » du grand-père, de la belle-mère mais aussi, et c’est une nouveauté, des enfants et petits-enfants !

 Peu importe votre innocence, ce n’est pas à nous d’en juger. Mais quelle mauvaise foi ! Toujours. Entre un député qui jure ses grands dieux avant d’être condamné sur ses propres aveux. Le secrétaire d’état qui invente une nouvelle phobie et se moque ouvertement de toutes et tous. L’ancien président qui fait comme s’il n’avait jamais renoncé publiquement à la politique. Celui qui ment le lundi recommence le jeudi en ayant tout confessé le mardi matin …

 Et par là-dessus faisons comme si de rien n’était : la noblesse élective de France, massivement issue de l’ENA ou de professions libérales, nourrit, enrichit même par l’argent public. Et de toute cette chienlit il faudrait faire table rase grâce à une population de cadres politiques éduqués, élevés et instruit par cette même gangrène. Oui, faisons comme s’il n’existait aucun détournement des fonds pour la formation des élus, d’affaires de favoritisme ou de conflits d’intérêts. Dans notre pays il n’y a de toute façon aucun notaire qui maire de sa commune puisse influencer le PLU, ou d’évadé fiscal travaillant à Bercy, ou de mis en examen pouvant bénéficier d’une impunité électorale quelconque.

 Parole confisquée pour mensonge public

 Qui a accès à la parole publique dans notre pays ? Celles et ceux qui représentent la population sont les mieux placés, c’est le principe démocratique. Il est donc normal qu’un élu puisse exprimer un point de vue, une position auprès des médias nationaux. Et si vous voulez le faire vous n’avez qu’à être élu, facile.

 Ah ?! Être élu. Mince, j’avais pas compris ça comme ça. Pour pouvoir s’exprimer dans notre pays il faut être légitime et donc élu. Autrement dit il faut avoir fait le parcours du non-combattant énarque et bénéficier de différents appuis financiers et politiques pour pouvoir mentir en public, et être reconnu par ses pairs comme avoir le droit de le faire ? Ça se tient. C’est moche, mais ça se tient.

 Les primaires de droite et de gauche sont un bon exemple de ce qui se fait ou ne se fait pas selon ces doux seigneurs. Une histoire de pré-qualification interne, histoire de ne pas polluer la campagne avec des idées trop précises, innovantes ou déroutantes. La facilité : minimiser le nombre de candidats pour limiter l’accès au grand public qui de toute façon ne comprend rien. Une aisance : se choisir entre soi avant de s’opposer à un autre dans des platitudes et parodies de débat.

 Droite et gauche. Je ne parle pas de centre. Pour illustrer la volonté politique de simplification du discours il suffit d’écouter ces grands messieurs (les femmes restent rares) vous expliquer que si vous n’êtes pas de droite, vous êtes forcément de gauche, et vice-versa. Bah oui, l’univers tout entier est binaire c’est une évidence. Et si on vous explique autre chose n’écoutez pas c’est un piège : on vous fait croire que vous savez réfléchir. Alors un agrégé qui vous explique qu’il ne vote pas à droite est forcément de gauche. Bah tiens, c’est tellement mieux la politique quand on la regarde avec les yeux d’un enfant de 6 ans.

 Et donc ces primaires nous sont assenées sur les chaînes publiques pour que chacun y participe. Mais attention, seulement ceux qui ont le droit de le faire d’après les candidats eux-mêmes. C’est ouvert, mais pas trop. C’est transparent, mais les règles on verra plus tard. C’est facile, mais vous ne comprenez pas. Et puis on va pas laisser les centristes s’en occuper, le centre c’est pas eux.

 Quant aux extrêmes, droite ou gauche, je ne parle même pas de ces tribuns ne sachant rien vociférer d’autre que la haine de son prochain. Entités négligeables, bassesses ultimes du genre humain ne connaissant rien d’autre de l’homme que ses peurs les plus animales. Chantres de la morale, ils sont les premiers charognards du système, à s’en nourrir tant à le faire mourir.

Des primates primaires

 Il devrait y avoir débat d’idées dans ces primaires : la mise en avant des projets, des schémas d’analyse, des diagnostics et des solutions pour faire avancer la nation dans les progrès sociaux, économiques et politiques. Partir à huit devrait permettre le rassemblement derrière deux ou trois porteurs de la synthèse des idées. La politique est un sacerdoce, on en fait parce qu’on y croit. On s’engage pour les autres parce que le don de soi est la plus belle chose à enseigner à ses enfants. On défends des idées que l’on pense être les meilleures pour tous.

 Enfin, « ils » ne sont pas « on ». Nous avons affaire avec des surhommes. Des illustres penseurs et défenseurs des valeurs de la République. Vous savez, celles qu’ils piétinent tous avec tant d’attention…

 Et donc on se retrouve avec de belles brochettes de champions, pas un pour défendre un rassemblement mais pour expliquer aux autres qu’il faut le suivre. Pas un pour réfléchir. Il suffit de parler plus fort ou plus longtemps pour être le plus entendu finalement. Et puis quel intérêt d’avoir raison ? Si on se trompe il suffit de reprocher aux journalistes d’avoir mal transcrit la conversation, ou d’être partial, ou de faire le jeu de l’adversaire.

 Le pire dans ce système reste que la tête d’un parti est sensé présenter un travail de synthèse de la base militante. Si si, normalement c’est comme ça que fonctionne un rassemblement : des gens qui pensent pareil se rassemblent et finissent par choisir quelqu’un pour les représenter et porter leurs idées. Oui, je sais bien que dans la vraie vie c’est l’inverse. Un « responsable » politique monte un mouvement sur une phrase, un tweet, une belle tête, et demande à plein de gens de le rejoindre. Ça pourrait ressembler à de la bonne foi s’ils ne faisaient pas tous ça pour ressembler à un messie.

 Dans une jungle les primates vivent en groupe, ils s’entraident et se gèrent sur la base de la domination d’un seul. Mais le dominant est issu de la masse, et peut être remis en cause par n’importe lequel autre du groupe. Nos politicards ne sont même pas capable de se mettre à ce niveau. A se prétendre les chevaliers blancs de la démocratie, et grâce à notre paresse intellectuelle commune, ils se sont taillé un domaine dans l’état au sein duquel il joue aux chaises musicales des postes. Tout en gérant l’approvisionnement des chaises.

 Endoctrinement de masse, analphabètes d’élite

 Nos édiles ont le chic de faire porter le chapeau du chômage à quiconque ne va pas dans leur sens. Et je me permets d’insister sur le fait que nous avons tous contribué à les laisser faire.

 Les partis politiques, anciens ou récents, ont tous le même modèle : diffuser à une masse militante les idées à sens unique d’un candidat à sa propre carrière. Le Modem dans lequel j’ai milité si longtemps n’existe que pour faire élire F. Bayrou, les Républicains ou le PS pour on ne sait trop qui encore. Je ne parle même pas d’E. Macron, homme sandwich du dégoût des français pour la politique d’arriviste ou JL Mélenchon qui devient sourd à force de s’écouter.

 Les candidats s’invectivent, s’alimentent entre eux de la raison de leur existence sous le prétexte démocratique. Et la base militante ne sert plus qu’à remplir les salles qui permettent aux médias de faire des images revendues aux journaux. La masse militante, investie dans une autre idée de la politique, est corrompue à son insu par les manipulations de cette masse d’énergumènes qui vivent du carriérisme politique.

 J’ai bonne mémoire ce ces petits candidats imbus de leurs étiquettes, seulement capables de reprocher l’absence de soumission pour expliquer leur défaite. Oui, faire 16% à une municipale est possible lorsque l’on a ni programme, ni empathie, ni sympathie. Pas la peine de chercher plus loin. Et ce cirque va de la petite commune à la nation grâce à ces usines à politicards que sont l’ENA et les grands partis.

 Faire de la politique autrement est le nouveau verbatim des community managers et autres stagaires en com’. Faire autrement avec les mêmes outils, les mêmes recettes et les mêmes personnes … Rien ne vous choque ? Ça devrait.

 La première génération des engagés en politique d’après-guerre à fait mai 68 contre ceux d’avant. La seconde génération à eu le temps d’apprendre sous la gestion d’un Mitterrand manipulateur et dominant. La troisième s’apprête à tout dilapider pour son propre compte.

 Militants je ne vous hais point

 Et de tout ce bazar, qu’en ressortirais-je ? Tout simplement qu’avant de chercher une solution marketing il faut poser correctement le problème. Car oui nous vivons une vraie crise politique, extrêmement grave. De celle qui marqueront un chapitre dans les livres d’histoire du siècle prochain.

 Et donc ce problème ? Pour moi, comme de nombreux autres avant, les partis sont les premiers coupables. Ces machines à candidat qui s’auto-financent grâce aux élections et forment les encadrements et directeurs de cabinets de notre gouvernement. Par abus de confiance, ou aveuglement d’aisance, nous avons laissé un monstre prendre forme au sein de notre système démocratique.

 Le financement des partis est une illusion d’honnêteté. Tout militant qui a participé aux négociations d’une législative le sait : on présente un candidat pour toucher le financement, et permettre le report des voix sur celui qui garantit le plus de retour (poste pour un copain, marché pour la boîte d’un autre etc.). Idem pour des municipales où on s’arrange avec un tel qui monte une liste avec tel et telle candidat pour qu’ils ne soient pas dans la liste la plus dangereuse pour soi.

 J’exagère ? Prenons les dernières régionales : un accord du Modem avec B. Retailleau, défenseur de la Manif pour Tous. Si je vous explique qu’en laissant une retraitée modem se faire élire en PdL avec le PCD/Sens Commun le secrétaire national du même parti espérait se faire élire dans le Centre. Bah oui, on saborde une liste de centristes pour obtenir un poste ailleurs, quitte à sacrifier quelques fédérations départementales (44, 37, 53 …). Et dans tout ça ce sont les militants qui paient, jamais ces coureurs de poste.

 La politique doit revenir à l’expression d’un besoin commun porté par quelques-uns et non l’inverse. N’oublions pas que la rigueur est nécessaire pour éviter d’attribuer le pouvoir à n’importe qui. Voyez ce qu’ils en on fait, tous autant qu’ils sont. Entre les frasques personnelles, les détournements, les abus, le manque d’exemplarité ou d’honnêteté, de la droite à la gauche ils ont tous contribué à détruire la démocratie.

Et ce sont ces gens qui viennent nous faire la morale.

On a les politiques que l’on mérite

Entre un ancien président bien ignorant de l’histoire de notre pays et pléthore de candidats à la candidature, la campagne 2017 s’annonce mal engagée : à savoir que l’on aura toujours les mêmes candidats il faudra se décider à voter pour l’un ou l’autre, et continuer à subir la mainmise de cette nouvelle noblesse étatique.

Les politicards refont l'histoire

La démocratie, fille aînée de la démagogie

Bref retour sur les candidats en lice : à droite nous avons une primaire qui se prépare entre un mis en examen chronique, un ancien condamné pour inéligibilité et plein d’autres qui ont l’air sympas. A gauche des ex-ministres sans bilan qui tentent de compenser leur manque de sérieux par leur ego ou leur gouaille. Et au centre un ancien prof qui se rêve d’un destin qui ne dépassera jamais les limites de sa commune…

On est vraiment mal.

En y repensant on pourrait ressortir l’idée d’un casier judiciaire vierge comme étant un pré-requis électoral. Là-dessus il faut être réaliste, ce sont les élus, ceux-là même que l’on souhaiteraient contrôler, qui devraient voter cette loi. Quant à dire qu’il s’agirait d’une double peine pour des personnes ayant déjà été condamnées, cela revient à dire qu’être élu de la République est un droit comme un autre. Vous y croyez vous, qu’il est possible à n’importe lequel d’entre nous d’être élu ?

Prenons le cas d’un ancien président, mis en cause dans de multiples affaires mais jamais condamné. Il devrait avoir le droit de se présenter, puisque la présomption d’innocence reste la règle en France. Mais n’est-il pas mis en cause pour un financement illégal de campagne, avéré celui-ci ? Bravo l’exemplarité.

Et là je ne parle que de la présidentielle. On parle des Balkany ? Des tournes-casaques des régionales ? De la manif pour tous et sens commun qui attendent (demandent) une guerre civile ? De civitas qui distribue les images saintes en forme de bons points ? Des cumulards à la petite semaine qui annoncent déjà leurs ambitions législatives ?

Bref, le sérail est malade. Les bestiaux s’étripent et se dandinent en sachant que de toute façon l’élection leur appartient. Et c’est la foire à la démagogie qui débute.

Des mots, toujours des mots..

Les discours changent, les visages vieillissent, mais les idées sont toujours les mêmes. La seule ambition qui se dégage reste celle de l’ego.

Alain Juppé, homme d’expérience, plutôt mesuré, pour lequel Bayrou s’engage… comme Laurent Wauquiez. Un exemple pour les autres ? Et si on parle du délirant Nicolas Sarkozy, du tribun Mélenchon, de l’arriviste Macron, du laborieux B. Le Maire, de la haineuse Le Pen … ni les uns ni les autres n’ont jamais su démontrer par leurs actes l’altruisme dont il se vante si bien à la tribune.

Et les petits, les sans-grades me direz-vous ?! Je ne crois plus depuis longtemps ni en leur capacités ni en leur engagement. Que ce soit les verts, les chasseurs, les centristes ou les indépendants ils finissent toujours soit par se rallier pour le confort de leur chef, soit écraser par la machine électorale française.

Et combien de reportages, de documents exclusifs, de mise en examen, de témoignages accablants seront encore nécessaires pour que l’opinion, pour que nous prenions conscience de ce que la démocratie a raté ? Combien serons-nous à clamer au lendemain de la présidentielle que nous ne soutenons pas le nouveau président ? Combien serons-nous à défendre quelques autonomes aux législatives et à dénoncer les accords pour le maintien des circonscriptions dans les grands partis ?

Trop.

Et c’est ça qui me pose un sérieux problème depuis que je me suis engagé en politique. Nous dénonçons tous quelque chose, mais finalement, où est le problème ?

Si Freud avait rencontré Heisenberg ..

La démocratie s’est instaurée dans notre pays en opposition au système de la royauté, qui conférait à une partie infime de la population trop de droits et bien peu de devoirs. Nous avons tous cru que le système était bon, de sa mise en œuvre aux États-Unis d’Amérique depuis sa création chez les grecs nous étions bien confortablement installé dans cette certitude. Tellement que nous avons même finit par baisser l’attention sur la rigueur de son application.

freud-heisenberg

L’un de mes anciens directeur avait coutume de dire « La rigueur, c’est le confort ! ». Et combien de fois a t’il eu raison ! Sans rigueur dans la liberté, sans rigueur dans l’interprétation de la Lettre, sans rigueur dans l’application de la justice que pouvions nous attendre d’un système qui se base avant tout sur l’Homme ?

Nous avons cru en la démocratie, et je le crois à juste titre. Mais nous avions oublié que tout à chacun nous sommes les gardiens de cette mécanique. Bien à l’aise de trouver des garants de notre liberté nous leur avons cédé en toute confiance les clés du système. Oui, à l’époque nos parents ont eu raison. Ils y ont cru, et avaient raison d’y croire à ce moment. Mais maintenant ?

Je l’ai déjà dit et écrit cent fois si ce n’est plus : nous avons en France une bourgeoisie d’Etat élective. Nos élus sont la nouvelle noblesse de la France, et plus rien ne les rattachent à nos quotidiens, nos doutes, nos espoirs ou nos souffrances. Par manque de rigueur ET excès de confiance nous avons tous contribué à laisser un système humaniste entre les mains de cette chienlit électorale.

Nous avons les politiques que nous méritons, nous avons les scandales que nous méritons. Mais nous ne devons pas croire une seconde que ceci ne peut être changé !

Le changement, c’est d’abord un point de vue

Changer les politiques, c’est impossible ! Ils se nourrissent d’un système en vase clos, y rentrer c’est devenir eux. Changer de politiques par contre ça reste faisable si on accepte de changer de point de vue sur la démocratie.

Lorsque je parle de changer de point de vue c’est avant tout être capable de prendre du recul sur le but réel de la politique, de la représentativité et de la collectivité attenante. Je ne referais pas le Contrat Social, c’est au-delà de mes capacités mais ma vision est la suivante : vivre en démocratie c’est déléguer les décisions communes à une personne désignée par la majorité et qui accepte cette charge. A l’inverse de ce qu’est devenu le système : le choix du moins pire.

Alors qu’est-ce que l’on fait ? Déjà on accepte de prendre le temps. L’échelle humaine n’est pas celle du quinquennat, et la définition de la démocratie ne devrait pas être remise en jeu à chaque présidentielle. On prend le temps d’expliquer autour de nous et surtout à nos proches ce qu’est un système qui fonctionne, une confiance donnée pour un temps limité à une personne qui doit rendre des comptes.

L’homme ou la femme providentielle ça n’existe pas, par contre des compétents il y en a. Ce dont je rêve c’est que dans chaque commune, dans chaque quartier nous soyons les uns et les autres capables de sortir des partis politiques faiseurs de rois pour trouver des gens compétents et dévoués. Que d’un choix collectif ils acceptent de prendre la charge d’une représentation pour le bien public et non pour leur carrière. Et que de ceux-là soient issus la direction fédérale qui pourrait orchestrer un pays comme le nôtre.

Toutes les montagnes que nous connaissons sont apparus centimètre par centimètre, chaque rivière goutte par goutte. Pour quelle raison ne pourrions-nous reconstruire un idéal politique pas à pas ?

Et en 2017, on tourne la manivelle

Je vais être très clair, et gardez-le pour vous, je ne compte sur personne pour redresser quoi que ce soit à l’élection de 2017. A un an de l’échéance les équipes ont déjà listé les candidats des grands partis aux législatives : préparez-vous à « voter utile » qu’ils disent je crois ..

manivelles

La haine, la violence ou le déni n’ont aucune valeur humaine à apporter à ce cirque électoral. Je me suis fait une raison à croire qu’ignorer ces gens est la meilleurs façon de faire place nette, et qu’il vaut mieux sortir de chez soi discuter avec ses voisins, collègues de travail, parents de l’école ou simple habitant de la même commune pour contribuer efficacement à la grandeur de la France.

La grandeur d’un pays est avant tout la grandeur individuelle, et ce ne sont pas quelques glands devenus pseudo souche qui pourront le nier. Un peuple éduqué dans le respect de lui-même et dans la rigueur de l’application de ses droits et devoirs, voila ce qui ne peut nourrir les carriéristes qui nous gouvernent. Et n’oublions jamais qu’un peuple c’est l’union d’hommes et de femmes vivant sur les mêmes terres, sans se soucier de leurs origines ou de leur couleur.

Une histoire de doigts

Quoi faire maintenant ? Pleurer ? Bah, soyons sérieux. Ce qui est solide et durable est long et fastidieux à construire. Soyons avant tout exemplaire dans notre quotidien, le reste viendra. Ce n’est qu’une question de temps, cette chose qui fait l’Histoire.